Les stades de la maladie de Parkinson


L'évolution de la maladie de Parkinson est essentiellement définie au niveau clinique en fonction de l’apparition de certains symptômes caractéristiques. Elle est différente selon les individus, leur environnement et le traitement mis en place par les spécialistes.



Les différents stades de la maladie peuvent être corrélés avec l’évolution de la dégénérescence des neurones au niveau central. L’équipe de Braak a proposé en 2002 une vision de l’évolution de la dégénérescence, débutant au niveau du système digestif et olfactif puis s’étendant vers un grand nombre de structures cérébrales.



Stade 0 : Phase prodromal

Cette première phase représente l’ensemble des symptômes pouvant apparaître avant la maladie de Parkinson, elle ne constitue pas en soi une première phase de la maladie mais plutôt ses signes annonciateurs.


Stade 1 : Début de la pathologie

C’est généralement durant cette période que la maladie va être diagnostiquée et qu’un premier traitement va être proposé. On retrouvera la triade caractéristique du syndrome parkinsonien, c’est-à-dire la bradykinésie (lenteur du mouvement), le tremblement de repos et la rigidité des muscles.


Stade 2 : Stabilisation

C’est la phase dites d’équilibre thérapeutique ou de "lune de miel". Le traitement mis en place permet de palier à la grande majorité des symptômes et la maladie n’impacte plus le quotidien du patient. Cette phase peut durer de 2 à 6 ans en moyenne. Il est important de noter que durant cette phase, la maladie continue de progresser, les médicaments utilisés ne permettent de stopper l’avancée de la maladie mais seulement d’atténuer provisoirement les symptômes.


Stade 3 : Échappement thérapeutique

L’efficacité du traitement va décroître et les symptômes moteurs vont réapparaître.

On va voir apparaître des fluctuations motrices survenant au cours de la journée et se décomposant en 3 parties :

  • La phase OFF : le traitement n’est plus efficace, les symptômes moteurs sont sévères et l’autonomie du patient est fortement impactée.

  • La phase ON : le traitement est efficace, le patient peut se mouvoir correctement, la majorité des symptômes sont atténués.

  • La phase sur-ON ou dyskinétique : la concentration en dopamine au niveau central est trop élevée, entraînant une activation motrice trop importante. Cette activité se traduit par l’apparition de dyskinésies se définissant par des mouvements brusques et involontaires du patient.

Il est parfois possible que le handicap généré par la dyskinésie soit plus important que les symptômes de la pathologie. C’est pourquoi certains traitements sont spécifiquement indiqués pour réduire cet effet secondaire. Un rééquilibrage thérapeutique sera également à envisager.


Stade 4 : Phase tardive

La dégénérescence neuronale va s’étendre et de nouveaux symptômes vont apparaître comme les troubles axiaux ou cognitifs. Généralement, ces signes vont apparaître après 10 ans de progression de la maladie, mais il existe bien entendu de nombreuses exceptions.

La dépendance s’installe peu à peu avec l’augmentation de la sévérité des symptômes moteurs.


Tout au long de la progression de la pathologie, la visite régulière chez le neurologue (tous les 6 mois environ) permet une révision régulière du traitement et la sélection de spécialistes adaptés en fonction des symptômes évoqués.


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