Comment est diagnostiquée la maladie de Parkinson ?

Il n’existe pas de tests diagnostiques spécifiques pour détecter la maladie de Parkinson. Le diagnostic est généralement posé après une analyse clinique effectuée par le neurologue.



Suspicion de la maladie

Les critères diagnostiques de la maladie ont été défini par l’UK Brain Bank. La maladie de Parkinson est suspectée si le patient présente une akinésie (trouble de l’initiation motrice) et au moins l’un des deux symptômes suivants :

  • Tremblements de repos, de faible amplitude et disparaissant lors d’un mouvement volontaire

  • Rigidité des membres ou hypertonie. Lorsque le neurologue pratique un allongement passif de membres, le patient va résister et va céder par à-coups. On appelle cela le phénomène de la roue dentée.

Il est important de noter que ces symptômes moteurs apparaissent lorsqu’environ 80% des neurones dopaminergiques ont été atteints au niveau de la substance noire.


Confirmer le diagnostic

Le diagnostic de la maladie peut être confirmé par certains signes spécifiques :

  • Symptômes précoces de la maladie : perte d’olfaction, constipation…

  • Bonne réponse au traitement dopaminergique

  • Dyskinésie induite par le traitement

  • Hypotension orthostatique

  • Hypersalivation, hypersudation

Si un doute subsiste au niveau clinique, le neurologue pourra demander une analyse par imagerie médicale par IRM ou DAT-SCAN.


L’IRM permet une analyse anatomique et permet de détecter une destruction des neurones dopaminergiques de la substance noire, se traduisant par une dépigmentation de la zone d’intérêt.


Le scanner DAT (transporteur dopaminergique) permet une analyse fonctionnelle et permet, par injection d’un agent radioactif, de détecter l’activité des transporteurs dopaminergiques. Une diminution de l’activité de ces transporteurs permettra de valider le diagnostic.


Source : http://us.datscan.com/imagers/about-datscan/

Est-il possible de poser un mauvais diagnostic ?

Il existe de nombreuses atteintes présentant des symptômes s’apparentant à la maladie de Parkinson idiopathique. On parle alors de « diagnostic différentiel ». Les atteintes suivantes sont à prendre en compte lors du diagnostic :

  • Syndromes parkinsoniens dû aux neuroleptiques. Une des premières hypothèses à considérer lorsque les symptômes caractéristiques de la maladie sont détectés. Les neuroleptiques vont bloquer les récepteurs dopaminergiques et peuvent parfois entraîner une akinésie ou une hypertonie.

  • Les syndromes dits « Parkinson-plus ». Ces syndromes incluent la paralysie supranucléaire progressive (PSP), l’atrophie multi systématisée (AMS), la dégénérescence cortico-basale (DCB) ou la démence à corps de Lewy. Ces syndromes réagissent en général mal au traitement dopaminergique et présentent une évolution plus rapide et plus prononcée en comparaison à la maladie de Parkinson.

  • Tremblement essentiel. Il est parfois difficile de différencier les tremblements causés par la maladie Parkinson ou par un tremblement essentiel. Le tremblement essentiel est en règle générale bilatéral (et non unilatéral comme dans la MP) et sera moins intense lors du repos des membres.


Le diagnostic de la maladie de Parkinson se base aujourd’hui essentiellement sur des observations cliniques. Les études menées actuellement visent à développer de nouveaux tests diagnostiques basés sur la détection précoce de biomarqueurs.

Un diagnostic précoce de la maladie de permet la mise en place rapide d’un traitement adapté et limite la progression de la neurodégénérescence le plus en amont possible.



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